Il y a toute les différences du monde entre traiter les gens de manière égale et tenter de les rendre égaux. La première est une condition pour une société libre alors que la seconde n'est qu'une nouvelle forme de servitude. (Friedrich von Hayek)
Pour ceux n’ayant jamais eu le grand bonheur de visiter Maastricht, il s’agit d’une ville charmante, très vivante, aux rues bien entretenues et pourvue d’une jolie architecture mêlant du traditionnel rénové et du moderne. Cette ville très animée où on peut même croiser des opéras en rue durant l’été était, jusque ce 1er octobre, une des principales villes où les étrangers venaient s’approvisionner en cannabis et prenait une part importante dans les 400 millions d’euros annuels que rapporte le cannabis au gouvernement hollandais sous forme de taxes.
Seulement, ces dernières années, les habitants se plaignaient de plus en plus des nombreuses nuisances sonores causées par les étrangers venant s’approvisionner. Les français et les espagnols étaient les premiers montrés du doigt et, après de longues discussions et des pressions régulières de la part des autorités communales et de pays tels que la France, Maastricht est devenue une ville test sur l’interdiction de la vente aux pays non-limitrophes (autres que l’Allemagne et la Belgique). Cette tension était palpable depuis un moment si vous discutiez avec des autochtones et certaines villes comme Bergen-Op-Zoom ou Roosendaal ont purement et simplement empêché la vente de cannabis. Un plan fut d’ailleurs lancé pour déplacer les coffeeshops à l’extérieur de la ville en restructurant son ring. Les travaux sont d’ailleurs toujours en cours. Néanmoins, on ne pouvait imaginer la fin complète de sa vente étant donné la juteuse part fiscale qu’empoche le gouvernement grâce notamment à des accises importantes d’où ce plan de limitation plutôt qu’un arrêt pur et simple des coffeeshops ou de la vente aux allochtones (les précédentes discussions portaient sur la possession d’une carte bancaire hollandaise pour l’obtention d’une carte de membre d’un coffeeshop) et le statut actuel de ville test.
Voici donc un mois à présent que les français sont exclus des coffeeshops.
Pour rappel, la loi hollandaise tolère la possession de 5g de cannabis et tolère la vente dans des coffeeshops agréés, ne pouvant vendre d’alcool et ne pouvant avoir plus de 500g de stock sous toutes les formes que ce soit. La vente, la possession et la production, en dehors des trois plans tolérés par adulte, sont toujours illégaux mais, dans certains cas, non-punissables. L’ensemble des stocks des coffeeshops provient par conséquent du marché noir qui alimente, en parallèle, les rues aidé de rabatteurs qui tentent de convaincre des étrangers d’acheter dans des appartements où se retrouvent des vendeurs au noir mais, bien souvent, il s’agit d’une arnaque (produit de mauvaise qualité voire substitué par des plantes vertes). Et, bien souvent, ils ne s’arrêtent pas au simple cannabis proposant également d’autres drogues comme l’extasy, le LSD ou le speed.
Cette forme de vente, toujours punissable par la loi, voit un nouvel essor. Des rabatteurs de plus en plus nombreux, uniquement francophones à ma connaissance, se baladent dans les rues à la recherche de sonorités étrangères. Ils deviennent également plus agressifs quitte à vous suivre dans la ville en n’ayant de cesse de vous interpeler. Et ça semble payer car, bien qu’on aurait pu s’attendre à une diminution du prix des produits par le principe de l’offre et de la demande, on peut plutôt observer une augmentation de 0,5€ des cannabis sous forme d’herbe un peu partout et la disparition de certains produits comme le mix de Haze de l’easy going très demandé pour sa grande quantité et son prix très bas étant donné qu’il s’agissait des résidus des autres herbes vendues. La vente au marché noir, non-limitée aux 5 grammes par personne, semble donc doper la demande au détriment de la vente dans les coffeeshops agréés et taxés.
Et pour cause, les étrangers viennent toujours en masse, bien que moins régulièrement, et on peut les observer traîner près des growshops (articles pour la culture de plantes), headshops (articles pour la consommation sous divers formes comme le vaporisateur ou la pipe à eau) et les smartshops (champignons hallucinogènes, peyotl, salvia, kratom et graines de cannabis cultivables) où ils ne sont pas interdits. Il m’a d’ailleurs été donné d’observer un français et une polonaise choisir des champignons hallucinogènes à défaut de pouvoir acheter du cannabis. Après une longue discussion avec la vendeuse, il apparait même que ses ventes augmentent probablement suite à un phénomène de déplacement du consommateur vers d’autres drogues comme les psilocybes (champignons hallucinogènes) dont les effets sont comparables au LSD.
Cette interdiction fut menée afin de rendre la ville plus calme, et je dois admettre que les coffeeshops sont moins bruyants, mais ça ne semble qu’avoir déplacé le problème par des masses d’étrangers devant d’autres magasins et des rabatteurs plus nombreux et plus déterminés. Je doute fortement que les nuisances n’aient pas augmenté au détriment du charme de Maastricht et qu’il n’y aura pas d’autres répercussions avec le temps.
La liberté d’immigration est une valeur du socialisme, nous rabâche-t-on. Pour preuve apparente, dès qu’un nouveau parti voit le jour en Communauté Fr... pardon, Fédération Wallonie-Bruxelles et qu’il possède une analyse économique un rien libérale, il se fait immanquablement noyauter par les extrémistes et autres islamophobes de tous bords.
Nous mêmes, nous avons pu constater que quelques-uns de nos soutiens s’étaient engagés dans cet absurde combat anti-libéral qu’est l’immigration "choisie". Pourtant, l’immigration libre qui est, pour le militant de gauche, un label à poser entre "eco-conscient" et "commerce équitable" n’est rien d’autre qu’une idée turbo-libérale, ultra-capitaliste et, très probablement, mangeuse d’enfants.
De Karl Marx qui voyait, en l’immigration, "L’armée de réserve du capitalisme", ainsi que Georges Marchais qui y voyait l’ennemi du prolétariat jusqu’au tandem PS-cdH qui y voit un bon-électorat-mais-faut-pas-trop-en-régulariser-quand-même, la liberté d’immigration n’a jamais été appréciée de la gauche politicienne à tel point qu’on se demande comment les libéraux, qui ne sont ni de droite ni de gauche, ont-ils pu perdre leur légitimité dans ce domaine?
La raison principale est, tout comme pour le cannabis, que les libéraux politiques se sont faits phagocyter idéologiquement au point d’en oublier d’être... libéral. En rentrant dans cette caricature qui est véhiculée comme un lieu commun et admise par trop de personnes y compris ceux qui s’en réclament; le libéral est un méchant patron liberticide qui n’aime que l’argent et lui-même.
Il n’y a pourtant rien de plus purement libéral que la liberté d’immigrer. Bastiat affirmait que toute théorie bonne pour un pays est bonne pour un village. Combien de temps donneriez-vous à un village où les gens peuvent partir mais ne peuvent pas rentrer, à l’instar de l’Europe? A contrario, pensez-vous que si la main d’œuvre affluait et que l’immigration amenait le savoir faire des hommes, ce village ne prospèrerait-il pas? Et si l’immigration devait être régulée, quel critère objectif valoriserait un homme plutôt qu’un autre en assurant la diversité nécessaire à l’épanouissement d’une société?
Il n’y a pas de critère catégorique, pas de raison absolue, pas de moyen infaillible de définir les besoins d’une société en hommes si ce n’est en laissant chacun s’y expérimenter, y chercher sa place et la quitter s’il n’y trouve pas son bien-être.
On s’indigne à présent contre les politiques flamandes qui subordonnent la location d’un logement social à la réussite d’un examen de néerlandais y compris dans les communes de la périphérie bruxelloise où les francophones, pas moins belges qu’eux, sont parfois majoritaires. C’est pourtant assez logique. Si vous laissez les politiciens mariner entre eux trop longtemps sans apport d’idées, il s’y développe une horrible moisissure nauséabonde. Pour bien faire, il faut touiller sans arrêt pour décoller les germes de "politique politicienne". Le problème c’est que la moisissure se répand très vite et, à force d’admettre qu’on peut demander n’importe quoi à un étranger parce qu’il n’a pas la bonne nationalité, ils en viennent à coller en profondeur à cette idée. Plus moyen de ravoir le débat même en grattant. Elle s’est à présent étendue à des séparations fictives comme les frontières linguistiques et votre méchoui politique est bon pour la poubelle.
Les plus à dro... moins libér... plus conserv... Certains d’entre-vous me diront alors "Oui mais les étrangers viennent pour voler le pain des belges en s’attaquant à notre sécu à l’aide de leurs 12 enfants et de leurs 5 femmes". Ce n’est même plus du lieu commun, c’est admis par toute la classe politique et la survie de la sécu est la raison principale pour laquelle l’immigration trop importante est mal vue des quatre partis franco-socialeux. Combien de fois n’ai-je pas entendu des bons libéraux me dirent amèrement qu’ils ne verraient aucun problème à l’immigration libre le jour où la sécu chutera?!
C’est probablement qu’ils prennent le problème à rebrousse-poils. Si toute délivrance d’un montage étatiste à une situation de liberté est très douloureux alors que l’inverse est très facile par simple principe d’entropie, on ne sortira pas de la sécu sans y laisser quelques billets voire des faillites et des situations difficiles. Ce système intenable, colmaté sans arrêt et qui crée des drames sociaux au compte goutte mais sans aucune issue possible laissant ainsi les personnes précarisées s’accumuler entre le coût de ce système paralysant le marché de l’emploi et l’incapacité de ce système à pourvoir aux besoins de tous, comme entre la faucille et le marteau, devra s’effondrer tôt ou tard et, à l’image d’un sparadrap qu’on enlève, le plus subitement possible sera le moins indolore.
L’immigration se trouve alors être la solution à cette énorme épine dans la patte du libéral. Lui qui aspire tant au choix de sa sécurité sociale, à une concurrence mettant en place des offres adaptées et gérées sans impératif électoral, des coûts diminués par de laborieux ingénieurs de gestion et une multinationalisation réductrice de frais et facilitant l’accès à ces assurances. L’ouverture inconditionnelle des frontières le plus tôt possible sera l’arrachage de sparadrap nécessaire qui fera tomber notre système social par la pression de ces vagues de personnes à la recherche d’une vie meilleure. Une telle mesure serait l’opportunité rêvée de montrer aux politiques réticents l’insolvabilité d’un tel système en les mettant devant le fait accompli et de rendre le retour d’un système de collectivisation des masses très difficile par l’instabilité des cotisants. Ce qui fait de la liberté d’immigration une des idées les plus importantes à véhiculer pour obtenir et conserver une société libre et émancipée des justifications politiques pour de tels prélèvements.
Certes, l’afflux soudain d’immigrés demandant, dans leur bon droit, l’accès au CPAS et aux soins remboursés mettra très fortement en péril le gouvernement et la notation de la dette belge mais peut-on vraiment venir à bout d’une montagne sans se prendre de caillasses? A côté, les gains seront sans commune mesure; le rassérènement de la présence de l’immigré sur le territoire belge fera tomber un des piliers du clientélisme particratique, l’afflux soudain des travailleurs qui resteront après la chute de la sécu sera autant de producteurs de biens et de services en plus pour répondre à l’énorme demande générée par leur présence et, les coûts de production diminuant, l’accès aux richesses sera plus aisé autant pour le belge que pour l’immigré, le brassage culturel et intellectuel qui en résultera sera tant de nouveaux produits et de nouvelles techniques que le belge découvrira sans qu’une entreprise aie à investir d’énormes coûts pour rechercher et développer ce savoir et il reste bien d’autres raisons utilitaristes de justifier l’immigration. Après tout, les puissances industrielles du XIXe siècle où l’ascenseur social tournait à plein régime étaient les terres d’immigrations mais, la raison la plus chère au vrai libéral et au libertarien, est simplement qu’aucun homme n’a le droit de limiter le déplacement d’un autre sur une terre qui ne lui appartient pas.
La campagne pour choisir l’opposant d’Obama aux prochaines élections présidentielles a commencée dans les rangs républicains et cette dernière ne manque pas de remous. Le candidat libertarien Ron Paul est ainsi balloté dans les sondages alors que Mitt Romney garde la tête. Moyenne des sondages pessimiste Selon realclearpolitics.com, Ron Paul se retrouve bien mal classé. Encore que… La moyenne des sondages entre le 1/6 et le 20/6 nous donne :
Romney
24.4
Palin
16.0
Giuliani
11.0
Cain
9.3
Gingrich
7.1
Paul
6.9
Bachmann
6.3
Perry
5.3
Pawlenty
4.9
Santorum
3.7
Hunstman
1.3
Malheureusement, le candidat Ron Paul n’arrive, à première vue, qu’en 5e position.
Bien que les différents sondages effectués par les médias et instituts de sondages donnent tous Romney grand vainqueur avec Palin classée en seconde, la troisième place semble pleine d’incertitudes et très variable au fil de la campagne.
On peut voir que Ron Paul a occupé la troisième place peu de temps avant que Cain la récupère même si, c’est Gingrich qui la conserve en moyenne.
Quelques bémols sont à mettre sur ce classement. Le début de la campagne signifie que certaines figures du GOP jaugent encore son déroulement pour savoir si ça vaut la peine d’y investir des sommes importantes. Pourtant, tant qu’ils ne se sont pas déclarés candidat ou non, certains sondages n’hésitent pas à les inclure.
En reprenant le classement actuel, on observe que Mitt Romney occupe bel et bien la première place mais Sarah Palin, Rudy Guliani, Rick Perry et Jon Hunstman ne se sont pas encore déclarés comme candidats.
Ca replace légèrement le sondage avec Herman Cain arrivant deuxième et Newt Gingrich se disputant la troisième place avec Ron Paul.
Pourtant Ron Paul est favori
Selon le média non-partisan cyberpresse.ca, les membres réunis lors de la conférence du parti en New-Orleans auraient donné une large préférence pour Ron Paul de 612 voix alors que John Huntsman arriverait deuxième avec seulement 382 voix et Mitt Romney n’en aurait que 74. Ce qui viendrait confirmer un sondage publié par Fox News ayant eu lieu l’année passée qui donnait Ron Paul et Barack Obama comme les deux candidats les plus soutenus par les électeurs à raison de respectivement 41% et 42%.
C’est pourtant sous les huées que fut accueillie la nouvelle. Difficile de dire si cette différence de score est due à un mauvais échantillonnage des institutions de sondages ou à une capacité de mobilisation bien plus importante de la part de Ron Paul par rapport aux autres candidats.
Paul vs Obama
Pour finir, ce qui influencera probablement les résultats finaux bien plus que les sondages actuels, toujours selon realclearpolitics.com, Obama battrait le camp républicain à coup sûr mais, si Mitt Romney obtient le meilleur score avec une victoire de +5,2% pour Obama, c’est Ron Paul récupérant ses soutiens libertariens hors du GOP tant du parti libertarien, du parti démocrate que n’ayant aucune affiliation, qui remporte la seconde place avec une victoire d’Obama de +11%.
Les motivations principales de Ron Paul ne sont pas la présidence mais la possibilité de répandre des idées qu’offre une campagne électorale.
Néanmoins, rien n’est perdu. On pourrait encore espérer une inscription massive de supporters au GOP pour soutenir le candidat libertarien qui a le plus de chance d’atteindre le second tour. Ron Paul a également progressé dans les sondages en 2008 en inspirant de nouveaux militants. Qu’est-ce qui pourrait l’empêcher de faire encore grandir sa base électorale ?
La perte de qualité journalistique de grands quotidiens belges n’étonne plus grand monde. Qui s’émeut encore de voir des fautes d’aurtografes sur leur première page voire carrément dans les gros titres? Les personnes que ça affecte ont, depuis longtemps, résilié leur abonnement entraînant ainsi la perfusion constante de la presse par le gouvernement.
Un peu comme un abonnement obligatoire pour toutes les personnes qui paient des impôts mais... le journal en moins.
Les aides se répartissant entre les quotidiens Le Soir, ceux du groupe Sud Presse, La Dernière-Heure, La Libre Belgique, ceux du groupe Vers l’Avenir et l’Echo s’élèvent à 6.969.000€ auxquelles il faut ajouter une TVA à 0% pour la vente des journaux, un tarif préférentiel pour la Poste, un budget de 254.000€ pour l’achat de journaux dans les écoles, un bonus de 65.000€ pour payer le déplacement de journalistes dans ces écoles afin de vanter les mérites de notre merveilleuse presse et 100.000€ autres euros, parce qu’on est plus à ça près, pour organiser des activités de sensibilisation dans les établissements d’étude secondaire. Pfiou, rien que ça et je ne vous ai pas parlé de Belgacom qui assure "à ses frais" un tarif spécial à nos joyeux groupes en pressdition.
Avec une perfusion pareille, on a de bonnes raisons de se demander s’il n’est pas temps de débrancher la presse dite traditionnelle au profit de journaux de qualité à moindre frais. Si le gouvernement en est venu au constat amer qu’il faut nourrir, loger et toiletter nos médias, ce n’est pas du au désintéressement des nouvelles générations comme on l’entend clamer si souvent par ces dévoreurs d’argent public mais plutôt à cause de la chute sans fin de sa qualité journalistique.
Mon exemple, ci-dessus, peut sembler un peu maigre. Qui résilierait son abonnement pour une coquille de temps en temps dans un quotidien? Sur 365 éditions par an, il peut arriver que le correcteur soit malade et que, ce même jour, le rédacteur de l’article, l’éditeur puis l’imprimeur laissent passer une petite typo en première page. Après tout, c’est un travail stressant et qui ne laisse pas toujours le temps à la relecture.
La presse francophone est partisane et ça l’amène à faire des erreurs de jugement comme qualifier Ron Paul de "libertaire" ou "ultra-libéral"? A diaboliser McCain, bien que je ne sois pas partisan du personnage, et à prêter à Obama des intentions qu’il n’avait pas? A nous sortir du réchauffement climatique pour chaque épiphénomène dont la durée de vie est trop courte pour pouvoir parler de climatologie car, de l’aveu d’un journaliste, le rédac’chef refuse de remettre en cause les grandes politiques climatiques mises en place même avec un rapport scientifique contraignant à l’appui?
Si ce n’était que ça, tout le monde a le droit d’être subjectif et partisan. Produire du torchon souillé est un droit que je ne contesterais pas. Ce que je conteste est l’usage d’argent carotté aux honnêtes citoyens. Et pour produire quoi? Des perles, pardi! De jolies perles que l’on regarde jusqu’à ce que la rétine vous brûle.
Je ne suis pas chiche, je vais vous donner aussi le plaisir de rencarder votre ophtalmo:
Traduit, ce texte veut dire que Facebook voit une baisse importante de son trafic aux USA et au Canada alors qu’il approche les 700 millions d’utilisateurs à travers le monde.
Maintenant, voyons ce qu’un journaliste du journal Le soir spécialisé dans les articles pour Geek en pense:
Outch! 700 millions d’utilisateurs perdus? Facebook n’est pas prêt de s’en relever. Il doit lui rester les utilisateurs chinois et encore...
Petit-calculons pour rigoler. Si tous les habitants des USA, d’Angleterre, de Norvège, de Russie et du Canada avaient un compte et qu’ils décidaient de le fermer en même temps, Facebook perdrait 563 millions d’utilisateurs. Zut, je m’ai trompé. Pas moyen d’atteindre 700 millions d’utilisateurs à moins que les coquinous aient un autre compte. Probablement un pour la famille et l’autre pour échanger les photos de fins de soirées douloureuses.
Evidement, cet article fut retiré en moins de 24h ce qui ne me laisse pas le loisir de vous donner le lien mais je pense que Google va le garder encore un petit moment dans son cache pour que les plus dubitatifs n’aient pas à me croire sur parole.
Comme dirait h16 entre deux souffles rauques produits par son masque qu’il n’enlève jamais, même en privé: "Franchement, à bien y regarder, ces journalistes sont foutus..."
De grands libéraux dont Hayek furent d’ardents défenseurs de l’absence de standardisation par les fonctionnaires en arguant qu’elle pouvait être néfaste pour l’évolution technologique alors que les myopes court-termistes qui peuplent les instances bureaucratiques n’y voient bien souvent qu’un aspect pratique par habitude de ne pas poser les yeux plus loin qu’un formulaire standard ou des élections imminentes. C’est sans prendre en compte les développements technologiques et sans se soucier de la bride posée aux industries innovantes que l’Europe standardise à tout vas ce qui peut paraître anodin comme les ampoules, les chargeurs de GSM, les méthodes d’agricultures,... On pouvait entendre Günter Verheugen, ancien commissaire européen à l’industrie, s’indigner en son temps de toute sa suffisance à propos du manque d’interopérabilité des chargeurs de téléphones mobiles. Il se plaignait que ses pauvres collaborateurs doivent parfois farfouiller pour trouver un chargeur qui leur convient sur leur lieu de travail. Autant vous dire que ça mérite amplement de forcer ces professionnels de l’industrie à engager des sommes colossales pour faire gagner deux précieuses minutes à une poignée de fonctionnaires désordonnés. Le pire dans tout ça n’est pas la dépense et le formatisme que ça engendre mais bien la bride technologique qui peut se poser comme une balafre sur l’avancement technologique de l’Humanité.
Navette spatiale Discovery pourvue de ses deux réservoirs sur les côtés
C’est ainsi que les deux réservoirs additionnels de la navette spatiale américaine, ceux qui sont éjectés après le décollage, sont malheureusement trop petits selon leurs concepteurs. Pourquoi ne pas les faire plus grands alors ? Et bien la société Thiokol les fabrique en Utah et doit donc les expédier par voie ferrée jusqu’à Cap Canaveral or le réseau passe par un tunnel sous les montagnes Rocheuses. Ils sont donc standardisés par l’espacement des rails de train.
Cet espacement est constant de 143,5cm. Cette valeur étrange n’est pas là par hasard, elle provient d’ingénieurs anglais expatriés qui pensaient que c’était une bonne idée de construire les voies ferrées de la même façon qu’en Angleterre pour pouvoir utiliser des locomotives anglaises.
Mais pourquoi les anglais ont-ils choisi cette mesure ? Parce que les premières lignes furent construites par les mêmes ingénieurs qui construisirent les lignes de trams et que cet espacement était déjà utilisé.
Les trams doivent l’espacement de leurs roues au fait qu’ils étaient construits par les constructeurs de chariots qui utilisaient les mêmes outils et les mêmes méthodes. La taille de l’axe n’est pas due au hasard ; partout en Europe, à cette époque, se trouvaient des ornières et une taille différente aurait cassé l’essieu des chariots.
Or, les premières routes furent construites par les romains pour accélérer le déplacement de leurs légions qui utilisaient des chars tirés par deux chevaux qui ne devaient pas se gêner en galopant de concert. Evidemment, pour ne pas causer d’accident et garder le chariot le plus stable possible, les roues ne devaient pas passer par la continuité des empreintes de chevaux afin d’éviter les cahots et les accidents lors du croisement de deux chars romains.
La navette spatiale américaine, moyen de déplacement le plus moderne à l’heur d’aujourd’hui, a des fusées dont la taille fut standardisée par des fonctionnaires venant d’un autre continent, 2000 ans plus tôt, qui se basaient sur la taille moyenne d’un cul de cheval.
Voila qui était totalement imprévisible pour des bureaucrates romains qui pensaient faire au mieux. Que dira-t-on dans 2000 ans quand on sera bridé dans un nouveau domaine parce que monsieur Günter Verheugen trouvait que six ou sept chargeurs de téléphones différents faisaient désordre au bureau?
Il est rare que, dans le paysage politique belge, nous voyions des débats libéraux ou libertariens éclore tant l’assèchement idéologique de nos gouvernants se démontre chaque jour par une stérilité argumentative qui s’accorde bien avec des idées qui n’intéressent désormais plus que la classe politique et ses prosateurs. Assez rare pour que Liberté Chérie se positionne dans ces débats en saisissant l’opportunité de mettre en avant les brillantes réflexions d’économistes ou de penseurs tant libéraux que libertariens dont les idées ne font écho que dans ces milieux.
Dès lors, Liberté Chérie soutient la proposition de la FeL de rouvrir le débat sur la légalisation du cannabis et n’a à déplorer que l’unique présence d’arguments utilitaristes alors que la propriété exclusive de son propre corps est un Droit Naturel appuyé notamment par la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789:
Article II
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.
Article IV
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.
Malgré cette étrange absence de l’idée de droits imprescriptibles chère aux libéraux et aux libertariens, leur proposition a notre cordial soutien.
Cette proposition a d’ailleurs déjà créé quelques réactions à peu près semblables sauf la marque, sans étonnement, de rejet du MR mais celle du FN est probablement la plus condensée en idées préconçues et en principes étranges. Rien de très étonnant de la part de gens cumulant les idées nationalistes et socialistes d’être en totale discordance avec des idées libertariennes.
Combien de poumons perforés par des billes de verre servant de produit de coupe du cannabis? Combien d’infarctus dus au café mélangé à l’héroïne? Ce n’est pas un hasard si les parents sont plus à l’aise de savoir leur enfant consommer un produit légal comme l’alcool et subissant donc le contrôle du consommateur; valorisation de la marque fiable, concurrence permettant un nombre de produits suffisamment importants pour que l’intérêt du consommateur soit une des priorités de la marque, etc. Il semble évident que la majorité des reproches notamment liés aux risques sanitaires et répressifs, sont dus à la prohibition mais ce fait n’arrête pas les rouleaux compresseurs idéologiques qui continuent de marteler que l’héroïne, prise par le passé comme médicament pour la toux et encore consommée sous forme de codéine, ou le cannabis, utilisé pendant des milliers d’année comme médicament jusqu’à l’invention de l’aspirine et encore utilisé pour soigner les problèmes de sommeil et d’anorexie entre autres, sont éminemment néfastes pour la société et que les gens perdront leur avisement, une fois la libéralisation établie, en se précipitant sur le moindre gramme de coke en vente et contrairement aux observations faites notamment en Hollande ou au Portugal.
Avec une dette publique fédérale s’élevant à 102% du PIB, leur dénigrement pour l’intérêt budgétaire de la légalisation des drogues est une belle image de leur désintérêt pour la dette publique belge. La légalisation, à elle seule, du cannabis ramène 422 millions d’euros par an au gouvernement néerlandais et contribue fortement aux finances publiques de charmantes villes comme Maastricht ou Amsterdam qui contrastent énormément avec la plupart des villes wallonnes où le trafic s’opère en parallèle de l’enlaidissement des villes. Cet enlaidissement n’est pas imputable aux trafics mais plutôt à un système social intenable et à un gouvernement ayant pris tellement de compétences à la société civile qu’il ploie sous celles-ci et n’est plus apte à en assurer une correctement. Etant donné l’entêtement des Etats européens sur ce sujet, la drogue nous offrirait un superbe tremplin pour assainir nos finances publiques en nous accordant une marge de manœuvre financière pour le passage à la capitalisation des retraites ou la réduction de la dette publique. On peut aussi noter l’importante création d’emplois ayant eu lieu aux Pays-Bas ou en Pologne, par exemple, suite aux débouchés qu’offre le chanvre; production d’un substitut de carburant, création du secteur de la "cannabinologie" avec ses diplômés, intérêts médicaux, etc.
Quant au caractère libéral de la légalisation du cannabis dont discute le FN, un petit rappel de faits s’impose. Ce sont les libéraux qui ont légalisé la vente de cannabis en Hollande, de nombreux économistes libéraux sont favorables à cette proposition tels que Pascal Salin, Guy Sorman ou encore Milton Friedman, les libéraux ont légalisé l’auto-production de chanvre, de peyotl, de salvia ainsi que de pavot somnifère en République Tchèque, ce point est défendu par le Parti Libéral Démocrate en France et le candidat Ron Paul à la présidentielle de 2012, entre autres. C’est d’ailleurs le libertarien Arnold Schwarzenneger qui a assoupli fortement les règles liées à la consommation de cannabis à titre récréatif et il a précédemment soutenu la libéralisation à titre médical dont les propriétés ne sont plus à démontrer. Et c’est pour toutes ces raisons que cette proposition est éminemment libérale.
J’ignore si le FN s’est cru sympathisant des idées des libéraux mais il est facile de prouver le caractère libéral de cette proposition qu’ils dénoncent et, si la réaction du FN fut prise ici en exemple à cause de son mélange douteux de présupposés désuets, on ne peut vraiment que s’apitoyer de la réaction de certains autres partis ou associations. Les libéraux, tout comme les libertariens, ne sont ni de droite ni de gauche et leurs positions sur les libertés civiles sont très fortes. Par conséquent, c’est étonnant qu’elles surprennent encore même sur des thématiques qui leur sont acquises.
On ne peut plus qu’espérer que le débat lancé courageusement par la FeL les porte sur quelques succès et qu’une telle proposition entre dans le débat politique. Il est à présent temps, pour la société civile, de jouer ses cartes pour que la Belgique soit dans les précurseurs de l’inévitable ré-attribution de cette liberté. Et que le désœuvrement créé par la prohibition ne soit plus qu’une période sombre de notre Histoire où de nouvelles générations se demanderont pourquoi un gouvernement s’attaquait à ses propres citoyens.
Le message suivant nous est parvenu de la part de Bernard de Terwangne qui l’a publié sur son blog Librement Belge.
Si la possibilité s’offre à nous, comme précédemment pour "Not evil just wrong", nous organiserons notre propre avant première. Si nous n’en avons pas la possibilité et que le film ne semble toujours pas prévu dans nos salles, nous mettrons en place une campagne pour manifester votre soutien à la sortie du film auprès de responsables ou personnes ayant la capacité de mettre ça en place.Mais nous suivons tout ceci de très près car, au sein de Liberté Chérie, ce film était fortement attendu.
Atlas Shrugged : best-seller aux USA depuis plus de 50 ans et bientôt révélé aux Européens ?
Née en Russie en 1905, Ayn Rand émigra aux USA en 1926. Ayant connu le communisme, elle créa un courant philosophique dénommé objectivisme et que selon les dires de son ami Alan Greenspan on pourrait aujourd’hui simplement appeler libéralisme.
En 1957, elle publiera « Atlas Shrugged », un long roman qui montre comment l’Amérique et le monde peuvent s’écrouler sous la simple influence du socialisme. Le titre se traduit le plus souvent par « la Révolte d’Atlas », mais certains prônent plutôt « Atlas laisse tomber » qui est plus fidèle à l’idée allégorique du titre anglais. « Who is John Galt ? » est la question existentielle du roman. Ce roman est non seulement une prophétie sur l’écroulement du communisme, mais c’est aussi un crédo objectiviste. Ce roman transfigure le lecteur. On ne peut pas le lire et rester indifférent.
Un jeune ingénieur comprend vers où l’Amérique et le monde dérivent. Il refuse la fatalité et décide d’arrêter le monde pour le relancer sur de nouvelles bases.
Atlas Shrugged est considéré Outre-Atlantique comme une pièce majeure de la littérature mais il est largement ignoré chez nous. C’est en grande partie à cause de l’absence de traduction française. L’auteur et ses ayant droits ont plusieurs fois provoqué l’abandon de traductions dont la qualité n’était pas suffisante.
2011 est l’année qui mettra fin à cette longue attente. Une part une traduction officielle du roman est attendue pour cet automne. Ceci permettra à tout le monde francophone d’ouvrir les yeux sur cette pensée très différente de ce qui circule via la presse chez nous.
Plus proche de nous, la première des trois parties du roman fait l’objet d’un film qui sortira ce 15 avril. Réalisé par des indépendants, il aura déjà du mal à trouver des salles pour sa diffusion au pays de l’Oncle Sam. Nous espérons toute fois ne pas devoir attendre 50 ans pour le voir de notre côté de l’Atlantique.
Si comme moi vous aussi vous avez envie de voir ce film, il est temps d’agir, de se manifester.
- Envoyer des messages à l’éditeur et à l’Ayn Rand Institute pour rappeler l’importance de la diffusion européenne du film, que ce soit au cinéma ou par internet via des services payants
- Contacter des cinémas d’art et d’essai dans votre ville pour les sensibiliser sur l’apport que ce film peut apporter à leur programmation
- Diffuser cet article autour de vous, en parler à tous ceux qui dans votre entourage ont l’âme libérale
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Le talentueux et bien connu blogueur français h16 s’intéresse pour une fois à la politique belge en relevant avec humour ce qui pourrait être de la fiction ou un montage vicieux mais qui n’est rien d’autre que l’infantilisation que se permet notre ministre de la "culture". Une plaisanterie qui montre toute l’étendue du respect qu’à cette dernière pour l’électeur qu’elle considère comme un enfant légèrement attardé.
Rien d’étonnant à ce que les politiques traitent leurs électeurs comme des personnes incapables d’avoir la moindre autonomie et qu’il faut encadrer impérativement.
Bastiat ne disait-il pas "Quoi! vous avez une telle foi dans la sagacité humaine que vous voulez le suffrage universel et le gouvernement de tous par tous ; et puis, ces mêmes hommes que vous jugez aptes à gouverner les autres, vous les proclamez inaptes à se gouverner eux-mêmes !"
Tiens, pour cet après-midi, je vous propose une petite vidéo tout à fait éclairante de ce que peut produire la fine fleur socialiste belge. Il s’agit des voeux de Fadila Lanaan, la Ministre de la Culture de la Communauté Française de Belgique.
Je tiens de source sûre que ce n’est pas un cas exceptionnel mais bel et bien une fidèle représentation de ce que nos amis politiciens d’Outre-Quiévrain sont capables de produire quand on les laisse faire.
Comme on peut le constater, la Ministre de la Culture porte ainsi bien haut les couleurs de son maroquin, et met à profit les nombreux talents de son équipe culturelle pour une réalisation de haute volée. On regrettera au passage que l’ours en peluche de la vidéo ne soit pas un représentant officiel de la République du Bisounoursland, qui semble s’être largement étendue au moins à la partie francophone de Belgique.
Voici déjà les fêtes de fin d’année et, avec elles, l’occasion de remercier toutes les personnes qui sont venues participer à nos RDV libertariens. Et, plus spécialement, tous nos intervenants sans qui les RDV libertariens n’auraient pas été si captivants ainsi que les intervenants à venir en 2011.
Je tiens à faire quelques mentions spéciales.
Premièrement pour l’excellent média internet Contrepoints qui vient de faire peau neuve et dont le succès ne cesse de croitre grâce à de captivants et nombreux billets. Le principe repose sur une presse non subventionnée de bénévoles libéraux classiques/libertariens qui se décarcassent pour rédiger des articles toujours plus passionnants ou drôles. Si vous ne connaissez pas encore le site, il ne faut pas hésiter à aller le voir et à le partager.
Ensuite, pour notre consoeur française qui fait de l’excellent travail et qui a sorti durant l’été les chroniques de Serge Schweitzer que l’on peut voir sur leur blog. Leur entrain et leurs projets sont une source de motivation pour nous et génèrent une grande quantité de produits multimédias francophones qui intéresse les curieux comme les libéraux convaincus.
Une dernière mention pour tous les militants libertariens qui ne cessent de nous épater à travers le monde avec des projets de plus en plus étendus et de qualité croissante. On se force à s’en inspirer et à améliorer leurs concepts car la concurrence est un moteur efficace et je pense que le succès maintenant bien établi des libertariens américains annonce la même chose par chez nous.
Liberté Chérie garde dans sa hotte une grande quantité d’activités sympathiques, de projets amusants et d’autres idées farfelues pour 2011 mais tout ça reste une surprise que vous découvrirez après les fêtes.
Au nom de Liberté Chérie, je vous souhaite à tous un joyeux noël, un bon réveillon et un blocus aisé pour les étudiants.
Initialement, ce texte devait être une carte blanche mais les éditions du lendemain étaient déjà bien remplies vu la quantité d’informations à traiter sur les midterms. Dès lors, ce texte est publié sur notre site dans la partie "articles" et non pas "communiqués de presse".
Le mouvement Tea Party, peu connu chez nous car peu médiatisé, a été le socle de cette écrasante victoire républicaine. Enfin républicaine est vite dit.
En effet, les Tea Parties qui ne possèdent aucun chef, aucune structure, qui ne sont qu’un mouvement décentralisé de gens sont aussi des rassemblements réguliers et très hétéroclites qui ont vu quelques personnalités émerger et permis à quelques politiques de faire de la récupération surtout dans le camp républicain.
A l’origine, ce mouvement rassemblait des gens sur quelques thèmes particuliers qui touchent une quantité hétérogène de camps politiques ; l’augmentation des dépenses gouvernementales passées de 67% à 97% du PIB depuis l’investiture du président Obama, contre 102% du PIB pour la dette fédérale belge, la contestation du renflouement des banques, la diminution des taxes et la protestation contre le PPACA, plus communément appelé « ObamaCare », qui contraint tous les citoyens à cotiser pour une assurance soins de santé publique ou privée. Aujourd’hui, ce mouvement devient assez fort pour placer des élus et contrer la politique gouvernementale en place.
Mais qui sont-ils ? On compte bien des versions de Tea Parties traduisant différentes tendances ; Nations, Patriots, Express,... Mais, selon le très sérieux CATO Institute, 60% des militants que l’on y trouve sont des libertariens contre 37% seulement de conservateurs. Ces 37% étant la branche la plus radicale des conservateurs qui reprochent au parti républicain de décaler l’axe gauche-droite dans le sens démocrate depuis ces 50 dernières années et qui souhaite un retour à des valeurs plus proches de l’ancienne génération conservatrice.
Néanmoins, 51% des Tea Partiers s’accordent avec les valeurs conservatrices traditionnelles et ces 51% sont le socle de la victoire républicaine.
S’il est évident que les 37% de conservateurs ont voté massivement pour le parti républicain, il faut voir que les libertariens sont bien plus hétérogènes. En effet, les plus modérés sont des disciples de Reagan qui pensent que le meilleur des gouvernements est le plus petit alors que les plus engagées sont des anarchistes appelés « anarcho-capitalists » en référence au fait qu’ils acceptent le marché libre comme émanant de la société civile et tant qu’il reste déconnecté de toute forme de pouvoir.
Le compromis entre les deux, bien que moins courant parmi ces militants, étant les « minarchists » favorables à un Etat régalien comparable, à peu près, à la Belgique lors de la période d’essor industriel wallon au XIXe siècle.
Ce dernier courant relègue les activités de l’Etat à la garantie de l’intégrité, de la propriété et des libertés des citoyens en défendant, notamment, un Etat qui n’interfère pas dans l’immigration, les salaires, le travail, l’économie, la mise sur le marché, la construction, la consommation de produits psycho-actifs, la vie privée et le commerce, entre autres, à condition que, pour ce dernier point, le contrat tacite ou explicite entre le vendeur et l’acheteur soit respecté. Les anarcho-capitalists défendent les-mêmes valeurs mais ne s’embarrassent pas à délimiter le pouvoir de l’Etat vu qu’ils ne considèrent que l’axe de non-agression qui prévaut les individus contre les tromperies, abus, agressions, vols et actions coercitives à l’aide d’une police et d’une justice privée.
Les plus modérés étant assez proches des conservateurs, on trouvera chez certains et malgré de nombreuses convictions communes sur les libertés civiles, quelques idées conservatrices comme la restriction de l’immigration, l’opposition à l’avortement, à la masturbation, l’imposition sur le travail, le soutien aux taxes sur les produits importés, etc.
Bref, vous l’aurez compris, les libertariens sont des opposants au pouvoir car, selon eux, il est contraignant, nie la primauté de l’individu, ne laisse à personne le choix d’adhérer ou non aux règles et lois du gouvernement et ne se voit offrir aucune alternative plus adaptée aux attentes des gens ou à leur mode de vie. Selon le degré de rejet de celui-ci, ils sont soit favorables à sa réduction soit favorables à sa suppression. Ce dernier cas est repris exclusivement par les anarcho-capitalists qui ne reconnaissent aucune légitimité aux décisions de la collectivité, tant que l’individu, sa propriété ou ses libertés ne sont pas menacées.
Pour exprimer leur position difficile à concevoir et mêlée de liberté économique, de liberté civile et de rejet du gouvernement sous toutes ses formes et pour toutes ses actions, les libertariens américains utilisent souvent une phrase passe-partout mais relativement claire; « A qui appartenez-vous? »
Si les plus modérés ne sont pas des conservateurs mais soutiennent les valeurs conservatrices républicaines, c’est parce qu’ils possèdent des finalités communes bien que le conservateur raisonne en terme d’utilité et d’optimisation de la société alors que le libertarien raisonne en fonction de droits naturels et de libertés individuelles imprescriptibles.
Derrière ces militants, point de texans blancs analphabètes défilants le fusil à la main contre la présence d’un noir à la Maison Blanche, contrairement aux quelques cas singuliers qui furent mis sur le devant de la scène par les médias démocrates cherchant, comme les médias républicains, à discréditer l’autre camp dans cette campagne qui fut particulièrement sanglante. Mais à la place, une foule multiculturelle, souvent aisée et cultivée et qui, malgré sa moyenne d’âge de 40 ans, touche beaucoup de jeunes.
C’est ainsi que, loin devant le parti écologiste et le parti constitutionnel, le parti libertarien est le troisième parti le plus fort des USA mais pas encore assez pour briser le bipartisme. Dès lors, des personnages comme Ron Paul, initialement au parti libertarien, n’ont connu leur succès actuel qu’en passant au parti républicain qui leur offrait la possibilité d’être élu. Ce qu’ils ne pouvaient espérer en restant au parti libertarien. Son succès ayant d’ailleurs déteint sur son fils, Rand Paul, figure de proue des libertariens émergée des Tea Parties et qui obtint le premier poste de sénateur porté au pouvoir par les Tea Parties parmi une majorité de conservateurs.
A présent, la crainte de ces manifestants est que les conservateurs « nouvelle génération » retournent leur veste pour rejoindre les discours plus classiquement républicains de Sarah Palin et George W. Bush aidés de l’un ou l’autre prétexte pour décevoir cette foule avide de grands changements tels que la fin de la guerre, l’abolition du patriot act, la baisse des dépenses du gouvernement et de la fiscalité, la diminution de la taille de l’Etat et de ses codes de lois, etc, dont la plupart furent des promesses précédemment faites par Obama mais qui ne furent que de belles paroles.