Un peu à la manière des Pharisiens qui optèrent pour Barrabas il y a deux mille ans, les mandataires Ecolo ont choisi de s’allier avec le PS en cette année électorale 2009. Du côté « électeur » plane comme un sentiment de dégoût. Car, si l’on peut comprendre le rejet du MR, ce parti fourre-tout sans réelle ligne de conduite, on a par contre plus de mal à entrevoir comment des personnes vantant l’ « éthique » en politique ne forment pas un cordon sanitaire autour du parti le plus pourri d’Europe – tout ça le jour où une affaire éclaboussant son président est dévoilée par la presse.
Ecolo avait aujourd’hui l’opportunité historique de rejeter le Parti socialiste dans l’opposition. Il ne l’a pas saisie, malgré les excuses toutes trouvées que constituaient les scandales des dernières années : De Spiegeleer, Van Bergen, Liesse, Van Cauwenberghe père, Van Cauwenberghe fils, Arena, Happart, Rovillard, Van Gompel, Casaert, Daerden père et fils, Anselme, Close, Van Bol, Lizin, Donfut, Laanan, etc. (liste non exhaustive ; je remercie d’avance les lecteurs qui la complèteront en commentaires).
De par ce fait, Ecolo engage sa responsabilité dans le déclin final de la Wallonie et Bruxelles. En élevant une majorité d’ultragauche en Belgique francophone, Ecolo creuse encore plus le fossé entre les deux communautés du pays. En perpétuant la culture d’assistanat, Ecolo précipite la fin de la « solidarité » entre celles-ci. En s’alliant avec des partis peu soucieux de l’avenir, Ecolo s’apprête à ruiner définitivement l’économie wallonne et l’enseignement francophone. En maintenant un parti scandaleux au pouvoir, Ecolo abat le reste de crédibilité du système démocratique belge.
Bref, on serait tenté d’écrire en fin de billet, comme un excellent blogueur français : ce pays est foutu.