Nos positions
ENSEIGNEMENT
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Propositions
Liberté de choix de l’établissement
Chèque éducation
Pluralisme scolaire
Responsabilisation et autonomie des directeurs d’établissement et des pouvoirs organisateurs
Recentrage des missions de l’école
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Pour se familiariser avec le système actuel
Deux réseaux d’enseignement coexistent en Communauté française : l’officiel et le libre. Ceux-ci se subdivisent conformément au tableau ci-dessous.
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COMMUNAUTÉ FRANÇAISE
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ENSEIGNEMENT OFFICIEL
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ENSEIGNEMENT LIBRE
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Enseignement officiel subventionné
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Enseignement libre subventionné
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Enseignement libre non subventionné
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Confessionnel
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Non confessionnel
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P.O. = Communauté française
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P.O. = Communes, provinces, COCOF
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P.O. = Associations, congrégations religieuses et diocèses
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P.O. = Associations
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P.O. = Associations
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Ecoles officielles
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Ecoles libres
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Ecoles privées
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Enseignement organisé et financé par la Communauté française
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Enseignement organisé par un pouvoir organisateur et subventionné par la Communauté française
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Enseignement privé non subsidié
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Pour être subventionnées par la Communauté française, les écoles doivent se conformer à de nombreuses dispositions légales (relevons entre autres la structure d’enseignement et les programmes de cours).
Les diplômes des écoles non subventionnées ne sont pas reconnus par l’État.
Constats
- A 15 ans, les élèves de la Communauté française de Belgique figurent parmi les derniers de la classe de l’OCDE. Les enquêtes PISA (Program for International Student Assessment) en témoignent : si la Belgique obtient des résultats supérieurs à la moyenne des 32 pays participants, elle ne le doit qu’aux scores remarquables de la Flandre et, dans une autre mesure, de la Communauté germanophone. Les élèves francophones sont en-dessous de la moyenne tant en langue maternelle qu’en mathématique et en science. Les études PISA aboutissent à ce constat : 44% des élèves francophones de 15 ans présentent un retard par rapport au cursus scolaire « normal ». En Flandre, ce pourcentage est de 23%.
Les chiffres montrent également que toutes les politiques testées jusqu’ici pour relever le niveau des élèves s’avèrent vaines : la Communauté française continue de stagner, alors que d’autres pays parviennent, de test en test, à améliorer leur classement.
- Dans la foulée des rapports PISA, les responsables de ce gâchis s’échinent à répéter que notre enseignement est l’un des plus inégalitaires qui soient.
- Une étude menée par le sénateur Alain Destexhe (21 mai 2008) montre, sur base des chiffres Pisa, que les élèves de l’enseignement libre obtiennent, quel que soit leur niveau socio-économique, de meilleurs résultats que ceux de l’officiel. Principale raison invoquée : une plus grande autonomie des établissements vis-à-vis du pouvoir politique et de l’administration.
- Pour couronner le tout, l’enseignement en Communauté française de Belgique est l’un des plus coûteux au monde. En 2006, le budget total s’élevait à 5,689 milliards d’euros (source : « indicateurs de l’enseignement », 2e édition). Un élève du fondamental coûte 2.500 euros chaque année à la collectivité, un élève du secondaire, jusqu’à 8.000 euros (année scolaire 2005-2006). Une scolarité menée sans redoublement de la maternelle au terme du secondaire supérieur s’évalue à 64.315 euros par élève, à charge de la Communauté française (chiffre 2006). Par ailleurs, le coût du redoublement est évalué à 335 millions d’euros par an.
Notons que, selon les conclusions de l’OCDE (Regards sur l’éducation 2006), « le financement public de l’éducation est une priorité sociale, même dans les pays de l’OCDE où l’engagement public dans d’autres secteurs est limité ».
Propositions détaillées
- Liberté de choix de l’établissement
Selon Liberté Chérie, les parents sont les mieux placés pour choisir l’école qui convient à leurs enfants. Ceux-ci savent mieux que quiconque dans quel type d’établissement s’épanouira leur progéniture. L’État n’a pas à intervenir dans ce processus. Nos enfants non seulement ne lui appartiennent pas mais, en outre, n’ont pas à dépendre des décisions prises par des fonctionnaires sur base de statistiques. Nous parlons d’êtres humains, ici, et pas de numéros !
Malheureusement, les politiciens s’ingénient à trouver des motifs variés (mixité sociale, pseudo-refus discrétionnaires d’inscription, etc.) pour introduire progressivement une sorte de « carte scolaire » en Communauté française, déresponsabilisant une nouvelle fois les adultes dans leur rôle de parents. Nous pensons que l’idéologie ne peut primer sur l’avenir de centaines de milliers d’êtres humains.
Par conséquent, Liberté Chérie réclame l’abrogation des derniers décrets adoptés en matière d’enseignement (décret « lotto », décret « bassins », etc.). L’article 24, § 1er, de la Constitution, affirmant que « la Communauté assure le libre choix des parents », doit être respecté.
- Chèque éducation
Compte tenu de l’échec avéré des politiques actuelles en Communauté française, Liberté Chérie propose d’adopter une voie contraire à celle suivie jusqu’à présent. Le chèque éducation semble la solution la plus adéquate pour relancer l’enseignement francophone sans révolutionner celui-ci.
Liberté Chérie propose que l’État, plutôt que de subsidier entièrement les écoles, alloue un même montant pour tous les enfants en âge de scolarité. Les parents pourront alors investir ce chèque dans l’école de leur choix. Des avantages non négligeables en découleront. Premièrement, les établissements scolaires seront tirés vers le haut et gagneront en performance – conséquence immédiate de l’obligation de se démarquer sur le marché de l’enseignement. Ensuite, les familles qui, jusque là, faute de moyens, ne pouvaient offrir de soutien scolaire ou des études plus « huppées » à leurs enfants auront désormais plus de poids financier pour ce faire.
Pour rappel, ce système a été éprouvé par plusieurs États américains ; ce sont les pauvres qui en ont le plus bénéficié. D’autres pays, comme le Chili, la Suède, les Pays-Bas ou Hong-Kong ont également adopté le chèque éducation.
- Pluralisme scolaire
Liberté Chérie se satisfait de la concurrence qui existe entre les deux réseaux d’enseignement. Nous sommes donc favorables au maintien de celle-ci ; néanmoins, nous estimons qu’elle n’est pas suffisante : les établissements scolaires devraient pouvoir se concurrencer au sein même des réseaux. Cela permettrait une amélioration des services proposés ainsi qu’une plus grande diversité d’écoles et de types d’enseignement.
Comme le précise le Professeur de philosophie Philippe Nemo, « (a)ucune école ne voulant offrir aux familles moins que ce qu’offre l’école concurrente, bien peu se lanceront dans des expériences trop radicalement originales. Mais toutes rêvant d’offrir, si possible, quelque chose de plus et de mieux que les autres, elles se permettront l’initiative heureuse qui fera la différence, sans remettre en cause les acquis auxquels tout le monde tient. Il y aura ainsi un mimétisme vertueux du pluralisme. »
Ce pluralisme scolaire passe par une responsabilisation des directeurs d’établissement et des pouvoirs organisateurs.
- Responsabilisation et autonomie des directeurs d’établissement et des pouvoirs organisateurs
Liberté Chérie estime que les directeurs d’établissement et les pouvoirs organisateurs sont les mieux placés pour gérer leur école. C’est donc à eux de décider des modalités d’inscription des élèves, de l’embauche des professeurs, du salaire de ceux-ci ou encore de l’organisation des cours à option et/ou de spécialisation. Cela passe par une diminution drastique du corpus législatif et réglementaire en matière d’enseignement.
Néanmoins, la liberté des directeurs et des pouvoirs organisateurs ne doit pas être totale : les établissements qu’ils dirigent devront respecter un cahier des charges. Celui-ci, établi sous forme de loi, stipulera les valeurs fondamentales et universelles ainsi que les disciplines obligatoires que devra respecter toute école si elle souhaite recevoir l’agrément de l’organisme, neutre et indépendant, chargé du contrôle des établissements scolaires.
- Recentrage des missions de l’école
Selon Liberté Chérie, les cours de civisme, de sécurité routière ou de secourisme (entre autres) n’ont pas leur place dans un programme de base.
Pour approfondir
- "Au-delà de la liberté de choix de l’école" - Valentin Petkantchin, Institut économique Molinari.
- "Pour le pluralisme scolaire" - Philippe Nemo, Professeur de philosophie à l’ESCP-EAP (Paris). Ce texte se rapporte à la situation française mais l’analyse et les propositions sont transposables à la Belgique. Nous le trouvons d’une grande qualité intellectuelle et vous le recommandons fortement.
- "Une vraie réforme pour l’école : les chèques-éducation" - Nicolas Lecaussin, Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques (IFRAP).