Nos positions
RETRAITES
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Propositions
à À terme, donner le choix aux citoyens entre les deux options suivantes : rester dans l’ancien système, ou le quitter, en faveur du système par capitalisation, avec restitution du plein salaire
à Laisser passer la nouvelle génération d’actifs au système par capitalisation
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Constats
L’un des thèmes à enjeux pour les prochaines années dont ne parlent pas suffisamment les politiciens et les médias a trait aux retraites. Liberté Chérie propose de le mettre sur le devant de la scène. Objectif ? Attirer l’attention des jeunes générations afin qu’elles n’aient pas à payer le prix fort de l’irresponsabilité, passée et présente, des décideurs politiques.
Nous l’entendons déjà souvent aujourd’hui : les pensions légales sont bien trop basses que pour permettre à leurs bénéficiaires de ne pas sombrer dans l’indigence. Plusieurs injustices peuvent ainsi être relevées.
- Ces personnes ont cotisé durant toute leur vie et reçoivent trop peu chaque mois que pour subvenir à leurs besoins les plus naturels.
- Ces personnes ont cotisé durant toute leur vie… mais ignorent totalement combien elles ont investi dans l’opération ! L’opacité des fiches de paie et des informations données par le pouvoir ne permet pas aux citoyens de vérifier si le système leur fut bénéfique.
- En cas de décès avant la retraite, les cotisations restent dans les mains de l’État et ne reviennent pas aux proches du défunt.
- En taxant rageusement les salaires, l’État n’a pas aidé les individus à épargner et à accéder à la propriété. L’épargne et la propriété sont pourtant deux gages d’une retraite paisible.
En outre, des injustices et problèmes plus généraux gangrènent actuellement le système belge des pensions.
- Ainsi que l’illustre le tableau ci-dessous, tous les citoyens ne sont pas traités de façon égale en matière de pension : l’État favorise ses commis (qu’ils soient fonctionnaires ou parlementaires) au détriment des employés et indépendants, pourtant déjà tributaires des rémunérations des premiers cités.
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Carrière
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Pension mensuelle moyenne en euros
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Pourcentage de bénéficiaires
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Total
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F
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H
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Total
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F
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H
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Exclusivement indépendant
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640
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522
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758
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6%
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3%
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3%
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Exclusivement salarié
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925
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790
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1.077
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54%
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25%
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29%
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Exclusivement fonctionnaire
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2.062
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1.855
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2.246
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11%
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6%
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5%
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Salarié + indépendant
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838
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782
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903
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17%
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9%
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8%
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Salarié + fonctionnaire
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1.744
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1.480
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2.030
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10%
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5%
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5%
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Indépendant + fonctionnaire
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1.658
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1.458
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1.892
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<1%
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<1%
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<1%
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- Le grand nombre de retraites anticipées que la Belgique connaît depuis quelques années tend à diminuer le nombre d’actifs, donc de contributeurs, et à accroître celui des oisifs, donc des bénéficiaires, ce qui alourdit la charge sur les épaules de la première catégorie mentionnée.
À ces iniquités, bien d’autres s’ajouteront prochainement si les choses restent en l’état. Le montant des pensions légales continuera à diminuer de façon exponentielle ; au final, les retraités de 2050 seront les dindons de la farce.
Certains remettront cette faillite sur le dos de la démographie belge ; Liberté Chérie se propose de voir plus loin et d’attaquer le système de retraite par répartition, origine d’un échec prévisible.
- Ce système est dépendant de nombreuses fluctuations : tant l’équilibre démographique que l’évolution des salaires réels et la variation des taux d’emploi et de chômage peuvent déboussoler les fragiles calculs des experts. À l’heure actuelle, l’État belge sait qu’il ne pourra assumer les prochaines générations de retraités. En effet, dans quelques années, le nombre d’actifs sera insuffisant par rapport à celui des retraités pour assurer à ces derniers une retraite confortable.
- Par ailleurs, le système de retraite par répartition pénalise les petits revenus, qui connaissent un risque de décès plus rapide.
- Enfin, il déresponsabilise les individus quant à la prise en charge de leur propre vie et détruit la solidarité naturelle entre générations.
Propositions
Face aux problèmes soulevés ci-haut, Liberté Chérie propose graduellement :
- de rendre la feuille de paie plus transparente en indiquant les prélèvements réalisés en matière de pension ;
- de supprimer les retraites anticipées ;
- de réduire drastiquement les différences de calcul des retraites entre diverses catégories d’individus (fonctionnaires, employés, indépendants) ;
- de poursuivre et accroître les attraits fiscaux relatifs aux second et troisième piliers ;
- à terme, de donner le choix aux citoyens entre les deux options suivantes : rester dans l’ancien système, ou le quitter, en faveur du système par capitalisation, avec restitution du plein salaire ;
- et de laisser passer la nouvelle génération d’actifs au système par capitalisation.